Exobiologie et Astrobiologie

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Dans la rubrique “Trajectoires en Exobiologie”, des étudiants en thèses, sur des thèmes liés à l’exobiologie, racontent leur parcours. Marietta Morisson doctorante au LGPM, répond cette semaine aux questions de la SFE.

Quelle est votre formation ?

J’ai un parcours un petit peu chaotique : première année de licence en biologie avec des cours d’astrophysique en option qui m’ont tout de suite donné envie de ne plus faire seulement de la biologie, mais de l’exobiologie. La voie royale pour l’exobiologie était encore l’astrophysique, j’ai donc fait le virage à 180° et j’ai suivi une L2 en physique théorique. Comme le master que je visais nécessitait de bonnes connaissances en chimie, j’ai ensuite poursuivi en L3 de physique-chimie, avec des cours de mécanique céleste et de physique stellaire en option pour garder le lien avec l’espace. Le tout à l’université de Rennes 1. J’ai fait un master 1 en Sciences de l’Atmosphère et de l’Espace, spécialité atmosphères et planètes (SAE-AP) à l’Observatoire des Sciences de l’Univers en Région Centre (OSUC) d’Orléans. Un parcours qui a fermé depuis. Enfin,  j’ai intégré le master 2 recherche Planétologie Ile de France à l’université Paris-Sud XI, Orsay.

Marietta Morisson, doctorante au LGPM

Marietta Morisson, doctorante au LGPM

Pourquoi avez-vous choisi ce type d’études ?

C’était une évidence. Je ne me suis jamais posé la question. Sûrement le besoin prétentieux de comprendre tous les phénomènes qui nous entourent. A une époque j’ai tout de même hésité entre science et musicologie (!).

Quel est votre sujet de thèse ? Où la faites vous ?

Ma thèse s’intitule “Participation au développement de l’expérience MOMA (mission ExoMars-2018) : traitement d’échantillons et analyse GC-MS dédiés à la détection de composés organiques et à la mesure de chiralité sur Mars”. Je la fais à l’École Centrale Paris au Laboratoire de Génie des Procédés et Matériaux (LGPM).

Marietta preparant des echantillons au laboratoire

Marietta préparant des échantillons au laboratoire

Quel est le lien de votre sujet avec l’exobiologie ?

Si Mars à un jour abrité la vie, la trace la plus évidente qu’on peut en trouver aujourd’hui est la matière organique. Nous travaillons donc à optimiser la détection des molécules organiques dans le sol de Mars par l’instrument MOMA. MOMA est un GC-MS (chromatographe en phase gazeuse – spectromètre de masse) qui sera implanté dans le futur rover (atterrisseur mobile) européen ExoMars qui devrait partir sur Mars en 2018.

Pourquoi avez-vous souhaité faire une thèse ?

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai très tôt dans mon parcours voulu travailler en lien avec l’exobiologie. Pour moi, exobiologie rime avec recherche. Et qui dit recherche dit thèse.

Mon meilleur souvenir et mon pire souvenir au laboratoire

Pour le meilleur souvenir, il n’y en a aucun en particulier. Je pense que mes meilleurs moments ont été liés aux échanges que j’ai pu avoir avec les gens que j’ai connus dans mes différents labos (LPC2E à Orléans, LGPM à l’ECP, LATMOS à Guyancourt). J’ai rencontré des tas de gens formidables. Bien sûr, tout ce qu’on apprend au cours des stages et de la thèse est sans commune mesure avec ce qu’on nous enseigne en cours à la faculté, mais ce sont encore les rencontres qui ont été les plus enrichissantes.
Le pire : durant mon premier stage dans un laboratoire de recherche (LPC2E, Orléans), j’ai fait une erreur de manip qui a provoqué la mort d’une pompe. La pompe en question servait à faire le vide dans un TOF-SIMS qui est une sorte d’analogue de laboratoire de l’instrument COSIMA de la sonde Rosetta. Mon stage consistait à faire des analyses sur cet instrument. Je m’en suis beaucoup voulu mais tout le monde a été adorable et je ne me suis même pas fait enguirlander =)

Et après ?

Comme beaucoup, je vise un poste de chercheur ou enseignant-chercheur, même si dans le contexte actuel cela paraît utopique. Advienne que pourra …

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