Exobiologie et Astrobiologie

Home / Astronomie / Paradoxe de Fermi et recherche d’intelligences extraterrestres. Que faire en France ?

Par Alain Labèque et coauteurs,

Suite à l’article de Louis d’Hendecourt publié il y a quelques semaines sur le site, de nouveaux éléments de réflexion concernant la recherche de vie extra terrestre sont présentés dans ce texte par Alain Labèque, Elisabeth Piotelat, Luc Arnold, Jean-Pierre Rospars et Florence Raulin-Cerceau.
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Résumé : Nous proposons la création, au sein de la structure qui succèdera au GDR Exobio, d’un Groupe de Réflexion sur la Recherche d’Intelligences Extraterrestres (GRRIE). Ce groupe aurait pour mission de participer à l’effort international dans ce domaine, et de développer des thématiques nouvelles. Un bref historique des activités SETI dans le monde est dressé, puis une approche des objectifs, de la constitution et du financement de ce groupe est proposée.

1. Historique des activités SETI « Classiques » dans le monde

1.1 Terminologie liée à SETI

Les projets de recherche de vie intelligente extraterrestre se regroupent sous plusieurs acronymes. Nous allons en dresser une liste et présenter un rapide historique pour chacun d’eux.

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S.E.T.I : Search for Extra-Terrestrial Intelligence

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Il s’agit de rechercher des signaux artificiels d’origine cosmique émis sous forme d’ondes radio. En 1959, Cocconi et Morisson préconisent d’étudier le ciel sur 21cm de longueur d’onde [1]. Les premières écoutes débutèrent le 11 avril 1960 à l’observatoire de Green Bank (USA). Le tableau mis à jour régulièrement par Jill Tarter recense plus de 70 projets [2]. Le projet Phoenix terminé en 2004 était 10 fois plus puissant que le projet Ozma.

O.S.E.T.I : Optical Search for Extra-Terrestrial Intelligence.

L’idée de rechercher des signaux laser est apparue en 1961, suite à un article de Schwartz et Townes publié dans Nature. La première observation eu lieu en 1973 en Pologne. Les progrès récents en optique ont accentué les développements dans ce domaine. La plupart des organismes qui effectuent actuellement des recherches SETI classiques se sont également lancées dans la recherche optique.

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S.E.T.V : Search for Extra Terrestrial Visitation

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L’idée de rechercher de tels espions est née en 1979. Le premier acronyme utilisé fut SETA avec un A pour Artefact. Valdes et Freitas furent les premiers à mener des recherches autour des points de Lagrange L4 et L5 du système Terre-Lune. L’idée que des sondes puissent nous surveiller a également amené l’astronome Allen Taugh à mettre en place un site web intitulé « Welcome ETI » [3]

A.S.E.T.I : Active Search for Extra-Terrestrial Intelligence.

Sous ce sigle se regroupent les expériences d’envoi de message. La réflexion sur la conception des messages a commencé dès 1961. Le signal le plus célèbre fut sans doute celui de 1974, envoyé pour tester le radar nouvellement installé au radiotélescope d’Arecibo. Créé en 1983, le comité SETI de l’Académie Astronautique Internationale (IAA) a toujours rejeté l’idée d’envoyer des messages. Le SETI Institute possède un groupe dirigé par Douglas Vakoch sur les aspects sociologiques liés à la conception de message. En 2003, un congrès fut ainsi organisé à Paris sur le thème « Encoding Altruism ».

1.2 Les organismes

On ne peut pas lister tous les organismes à l’origine des projets de recherche d’intelligence extraterrestre. Nous nous limiterons ici à ceux qui conduisent actuellement des recherches. On trouve les budgets de ces projets sur le site de la SETI League. [4]

La NASA et le SETI Institute.

En 1971, une école d’été de la NASA mène une étude technique sur la réalisation d’un réseau d’antennes à l’écoute du ciel. Un rapport est publié, il s’agit du projet Cyclops [5]. En 1981, l’amendement Proxmire menace de mettre fin au financement des projets SETI de la NASA, mais il sera retiré. En 1984, les scientifiques investis dans le projet créent le SETI Institute, organisme à but non lucratif, destiné essentiellement à réduire les démarches administratives. Lorsqu’en 1993 le Congrès US a mis fin au projet HRMS, les scientifiques avec leurs équipement ont continué leurs recherches au sein du SETI Institute. Pendant 10 ans, ils ont conduit le projet Phoenix. Actuellement l’institut compte une centaine de membres.[6] L’un des principaux supports financiers du projet ATA (Allen Telescope Array) du SETI Institute est Bill Allen, numéro 2 de Microsoft.

Les universités

Le milieu universitaire joue un rôle important dans la recherche de vie intelligente. Au niveau des acteurs, beaucoup d’américains sont issus de l’université de Cornell, tel Carl Sagan ou Philip Morrison. Les principaux observatoires où les écoutes ont eu lieu sont :

  • Le National Radio Astronomy Observatory à Green Bank (Ozma 1960)
  • Le radiotélescope de Big Ear appartenant à l’université de l’Ohio (projet SETI débuté en 1973) et dans le cadre duquel sera reçu le signal WOW en 1977.
  • L’observatoire Hat Creek de l’université de Berkeley où débuta le programme SERENDIP en 1979.
  • L’université de Harvard où Paul Horowitz et son équipe ont conduit les projets META SETI et mènent actuellement une recherche OSETI.[7]

The SETI Permanent Working Group

En 1983, l’Union Astronautique Internationale créé la commission 51 qui s’intitule « Bioastronomie, la recherche de ». Cela permet d’organiser des congrès. Des sessions SETI ont lieu lors du congrès annuel de l’IAA. L’objectif de John Billingham est alors de réunir un grand nombre de scientifiques de différentes nations. En 2001, lors du congrès de Toulouse, le comité SETI est devenu le « SETI Permanent Working Group ». Son site web est maintenu par la SETI League. [8]

La Planetary Society

Une autre association joue un rôle important dans le financement des recherches de vie extraterrestre : la Planetary Society [9]. Elle fut fondée par Carl Sagan, Bruce Murray et Louis Friedman en 1979. Elle a tout d’abord permis de financer les déplacements d’américains en URSS en 1981 lorsque l’amendement Proxmire empêchait le financement des projets SETI de la NASA. Elle a également convaincu le sénateur de retirer son amendement. La Planetary Society a permis d’organiser des rencontres internationales, comme à Toronto en 1988. Elle participe au financement de projets comme SERENDIP, SETI@HOME ainsi qu’à celui des projets META et OSETI de Paul Horowitz à Harvard.

La SETI League

La SETI League fut fondée en 1993 par Paul Shuch et Richard Factor, suite à l’abandon du projet HRMS. Pour eux, les projets SETI étant forcément à long terme ne peuvent dépendre de politiques dont l’objectif principal est une réélection dans les 5 années suivantes. C’est une association à but non lucratif qui regroupe près d’un millier d’adhérents à travers le monde. Une centaine d’entre eux participent au projet Argus et ont construit leur propre station de radioastronomie amateur.

Sur le plan européen

Même si les premiers acteurs des projets SETI sont américains puis russes, l’Europe a joué un rôle non négligeable et continue de le faire. L’activité la plus importante se déroule actuellement au radiotélescope de Bologne, où Stelio Montebugnoli a installé un détecteur permettant de participer au projet SERENDIP IV. Les signaux reçus par la croix du nord dans le cadre d’écoutes classiques sont analysés à la recherche de signaux artificiels d’origine cosmique. A l’initiative de Claudio Maccone, un congrès SETI se déroule tous les ans à San Marin. Il permet à de jeunes chercheurs italiens d’exposer leurs travaux et de rencontrer leurs homologues étrangers. En Allemagne, l’ERAC (Europeen RadioAstronomy Club) organise tous les trois ans un congrès EuroSETI avec l’aide de la SETI League. Il s’agit principalement d’une rencontre entre amateurs, mais où les professionnels viennent volontiers. En 2003, il y avait Paul Shuch de la SETI League, Claudio Maccone, Stelio Montebugnoli ou encore Alexander Zeitzev qui mène une expérience d’envoi de messages en Arménie. Le hongrois Ivan Almar, membre du « SETI Permanent Working Group » est à l’origine de l’échelle de Rio qui permettrait de mesurer l’importance d’un signal reçu. Dernièrement, il a ajouté l’échelle San Marino qui permet de mesurer l’impact d’un signal émis. [8]

2. Que faire en France ?

2.1 Des recherches « classiques » et nouvelles ?

Nous avons résumé ci-dessus l’activité liée au SETI « classique » dans le monde, que ce soit dans les bandes radios ou visible. Un groupe français qui se constituerait sur ce thème doit réfléchir à son positionnement par rapport à ces approches. Il est certain que l’univers fourmille de signaux « naturels » et qu’essayer de détecter des signaux artificiels n’est pas une mince affaire : augmenter le nombre de lieux de détection et de moyens d’analyse ne peut qu’aller dans le bon sens, et c’est un des buts que le GRRIE se fixera, en essayant de recruter des chercheurs compétents dans les disciplines correspondantes, et d’accéder à des moyens de détection existants.

Néanmoins, l’absence de résultats de ces techniques sur 45 ans de recherche suggère d’explorer aussi d’autres pistes. On peut penser, entre autres, aux explications suivantes à cette absence de détection : (1) nous sommes seuls dans la galaxie, (2) la communication entre ETs se fait sur un autre support que les ondes électromagnétiques, (3) les ETs ne communiquent pas pour des raisons qui peuvent être multiples (crainte de se faire repérer par une civilisation émergente agressive, volonté de ne pas interférer avec des vies émergentes, etc….)

L’une ou l’autre des deux premières explications est peut-être vraie, mais elles ne sont pas prouvées, et de plus ne nous avancent guère dans notre réflexion, car elles ne permettent pas d’action… La troisième par contre est très intéressante et a été examinée dans de nombreux articles dont on retiendra les plus connus, l’hypothèse de la Quarantaine Cosmique [10] et l’hypothèse du Zoo [11]. Ces auteurs se placent dans le cas où les ETs voyagent dans la Galaxie, mais font en sorte de demeurer peu détectables, du moins par les civilisations technologiques les moins avancées.

C’est dans le cadre de cette troisième explication que nous nous placerons pour un de nos axes de recherche : voyons si nous pouvons la justifier. Le point de vue anthropomorphique n’est certes pas le meilleur, mais il permet d’envisager au moins une hypothèse : essayons de voir où en est l’humanité dans l’exploration de son voisinage proche, et essayons de deviner quelle sera son attitude dans les siècles prochains afin d’imaginer ce qu’a pu être la démarche de nos chers ETs…

Les missions spatiales Corot et Kepler, donneront un aperçu, dans les prochaines années, de la fréquence des planètes telluriques autour des étoiles du voisinage solaire, et Darwin, dans un peu plus de deux décennies essayera de détecter celles sur lesquelles une vie, même primitive, s’est développée. Le nombre de détections positives de Darwin donnera une première indication de la fréquence d’apparition de la vie dans la Galaxie. Si la technologie humaine continue à progresser, ne serait-ce qu’au rythme actuel, des missions de télédétection de plus en plus sophistiquées seront lancées, et dans un délai relativement court (quelques siècles…) certaines d’entre elles seront des sondes interstellaires qui iront voir de plus près ces planètes. Des projets plus ambitieux tels qu’Orion [12] et Daedalus [13] ont déjà fait l’objet d’études approfondies. Si des ETs ont fait la même chose, il y a des milliers, des millions, ou des milliards d’années, il est possible qu’ils entretiennent, à proximité de chaque planète habitée, des sondes de surveillance.

Une des activités du GRRIE pourrait donc être d’essayer d’explorer les moyens de détection de telles sondes, par exemple en se rapprochant des moyens actuels et futurs de détection de NEOs (Near Earth Orbiting asteroïds), du sol et de l’espace.

Il est aussi possible que des civilisations ET se signalent à distance par des transits artificiels, tels que proposés par Arnold [14]. Une veille des résultats de toutes les expériences de détection de transit paraît indispensable.

Des idées telles que celles du projet FOCAL [15], bien que beaucoup plus ambitieuses, devront aussi rester d’actualité pour les générations futures.

Ce ne sont que quelques pistes, le début de l’activité du GRRIE sera consacré à définir ses axes de recherche.

2.2 Composition du GRRIE

Le groupe se composerait dans un premier temps des personnes volontaires émanant des participants à l’atelier sur le paradoxe de Fermi organisé en 2004 par Jean Schneider. Pour compléter son interdisciplinarité, il devra s’adjoindre, au fur et à mesure de son développement, des membres ayant d’autres compétences afin que les disciplines suivantes soient représentées : , Ingénierie (optique, télécommunications, informatique, etc….), Biologie, Ethologie, Cognition, Linguistique, Polémologie, Défense , Philosophie, Psychologie, Sociologie. Pour conserver le sérieux de la démarche scientifique dans cette approche, seuls des professionnels de chaque discipline pourront participer aux travaux du groupe.

2.3 Financement

Le groupe ne demanderait au GDR Exobio ou à une structure équivalente qu’un faible financement pour couvrir des frais de mission à son démarrage, et s’orienterait vers le mécénat pour l’essentiel de ses ressources son appartenance au GDR lui servant de garant scientifique pour les donateurs, et de moyen de gestion des dons via le CNRS ou l’INSU. Le transit des fonds par ces institutions permettra au groupe de garder son indépendance de recherche par rapport aux donateurs.

2.4 Buts et missions du GRRIE

Le groupe cherchera avant tout à mettre en oeuvre les moyens de recherche évoqués ci-dessus, et à établir toute collaboration avec des organismes existants lui permettant de faire avancer sa recherche. Cependant, celle-ci ayant un côté « exotique » supérieur à la moyenne, une garantie de sérieux sera la publication régulière de ses travaux, lesquels pourront peut-être, si une grande interdisciplinarité est atteinte, apporter, en prime, des points de vue inédits sur l’espèce humaine.

2.5 Contacts

alain.labeque@ias.u-psud.fr
elisabeth.piotelat@limsi.fr
arnold@obs-hp.fr
rospars@versailles.inra.fr
raulin@mnhn.fr
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Pour en savoir plus, téléchargez un article en anglais par A. Labèque, A.Léger, C.Valette, F.Brachet and B.Chazelas

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Bibliographie

  • 1 : Cocconi, Morrison, Searching for interstellar communication, Nature 4690, 844-846 (1959)2 : SETI Press, SETI 2020 (2000)
  • 3 : Welcome ETI : http://www.ieti.org
  • 4 : SETI League : http://www.setileague.org
  • 5 : SETI League SETI Institute, Project Cyclops (1971)
  • 6 : SETI Institute web site : http://www.seti.org
  • 7 : Howard, Horowitz, Search for nanosecond optical pulses from nearby solar-type stars, ApJ , (2004)
  • 8 : IAA SETI permanent study group : http://www.iaaseti.org
  • 9 : Planetary Society : http://www.planetary.org
  • 10 : Soter S., SETI and the Cosmic Quarantine Hypothesis, Astrobiology Magazine , (Oct 17 2005)
  • 11 : Ball, J.A., The Zoo Hypothesis, Icarus 19, 347 (1973)
  • 12 : Dyson, G., Project Orion, Henry Holt and Company(2002)
  • 13 : Bond A. et al, Project Daedalus, Journal of the British Interplanetary Society 31, (1978)
  • 14 : Arnold, L., On artificial transits feasability and SETI, SF2A : Scientific Highlights , (2005)
  • 15 : Heidmann, J., Imaging of extrasolar advanced terrestrial planets, Acta Astronautica Vol. 44, 215-218 (1999)

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Les auteurs :
Alain Labèque(a), Elisabeth Piotelat(b), Luc Arnold(c), Jean-Pierre Rospars(d), Florence Raulin-Cerceau(e)

a Institut d’Astrophysique Spatiale, Université de Paris-Sud, 91405 Orsay Cedex
b LIMSI-CNRS, BP 133, 91403 Orsay Cedex
c CNRS Observatoire de Haute-Provence (OHP) 04870 Saint-Michel-l’Observatoire
d UMR 1272 UPMC-INRA-INAPG Physiologie de l’insecte & Unité Mathématiques et Informatique Appliquées, INRA Centre de Versailles-Grignon RD 10, 78026 Versailles Cedex
e Centre Alexandre Koyré (CNRS/EHESS/MNHN-UMR 8560), case postale 25, Muséum national d’Histoire naturelle, 57 rue cuvier, 75005 Paris

5 Réponses à “Paradoxe de Fermi et recherche d’intelligences extraterrestres. Que faire en France ?”

  1. pierre camboly Says:

    Je suis tres interessé par ces recherches merci

  2. Domisse Says:

    Le paradoxe de Fermi est toute une histoire !
    La première question que l’on peut se poser est la suivante : Pourquoi ne nous sommes pas entrés en contact avec une civilisation extraterrestre ?
    La première réponse serait : parce que cette civilisation n’existe pas tout simplement.
    Pourquoi cette civilisation n’existe pas ?
    Parce que la vie est rare, tellement rare que nous faisons peut-être figure d’exception ! Un coup de chance ?
    Ou alors, si la vie existe, elle est sous forme bactérienne car les bactéries sont capables de résistance et de longévité. C’était la vision de Stephen Jay Gould récemment disparu.
    Est-ce l’évolution darwinienne est à l’oeuvre partout dans l’Univers ? Est-ce qu’une civilisation est capable de communiquer et de voyager entre les étoiles ? Pourquoi ce silence assourdissant?
    J’ai relu Contact, le roman de Carl Sagan où de grandes antennes radio pointées vers le ciel captent un message en provenance de l’étoile Véga.Et si, ça pouvait être vrai ?

    Est-ce que au moins une civilisation a atteint un stade de développement technologique pour émettre des signaux dans l’espace et surtout ayant le désir de le faire ? Toujours est-il que l’absence de message n’est pas une preuve de l’absence de civilisations.
    Faut-il envoyer des radiotélescopes dans l’espace ou sur la surface cachée de la Lune comme certains astronomes le demandaient à une époque ? Le programme SETI est bâti sur une belle hypothèse à savoir qu’il existe au fin fond de l’espace une civilisation extraterrestre capable de communiquer.Cette hypothèse est toujours valable. On peut trouver mille et une raisons pour que ça ne marche pas mais ça ne fait pas avancer le débat.
    Définir la vie, la formation des planètes, la recherche d’exoplanètes, de les décrire puis de chercher des marqueurs, des bio-signatures dans leur atmosphère, voilà l’objectif prioritaire et fondamentale !
    Plus de 500 exoplanètes ont été découvertes. Sans oublier les satellites des exoplanètes qui seront découvertes dans un avenir très proche. Nous ne faisons qu’améliorer, augmenter la probabilité qu’il y ait peut-être une forme de vie quelconque sur ces corps. La formule de Drake sera améliorée car on aura des chiffres. On parle raisonnablement de 10 millions de civilisations extraterrestres dans notre Galaxie. On n’a jamais été aussi seuls et perdus dans nos pensées.

    Ma conviction qui n’est basée sur aucune preuve, est de penser que nous découvrirons plus facilement une forme de vie à base de bactéries sur une de ces exoplanètes plutôt qu’un message venant d’une forme de vie extérieure. Les civilisations extraterrestres seraient-elles si fragiles ?
    Passionnant….

    Domisse
    didier.salakis@orange.fr

  3. Michel ABASSI Says:

    Bonjour,

    Le lien vers la liste de diffusion pointe vers une page indiquant que la liste est inexistante.

    J’ai effectué la recherche sur http://www.limsi.fr/wws avec le mot fermi: non trouvé.

    Cordialement.
    Michel

  4. admin Says:

    Bonjour
    En effet, cette liste n’existe plus. Le lien pointant vers elle a été supprimé.
    Merci !

  5. Un projet SETI en hibernation | Société Française d'Exobiologie Says:

    […] de Fermi et recherche d’intelligences extraterrestres » datant de 2006 (4). Les colloques, séminaires sur SETI rassemblent régulièrement près d’une centaine de […]

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